jeudi 2 avril 2015

J4 - Stage développement durable: La côte


La criée et la pêche au port de la Rochelle.



Deux sortes de pêche sont pratiquées:la petite pêche artisanale côtière  et l' hauturière.
La pêche hauturière dure environ 4 jours et se pratique dans le golf de Gascogne et la côtière qui dure le temps d'une marée est pratiquée dans les pertuis qui sont les zones entre la côte et les îles, protégées de la houle et donc très riches en poissons.
La pêche se fait dans une eau de 10°C à 12°C et le poisson est conservé entre 0°C et 2°C.

Pour la criée les poissons sont ramenés au port et triés selon 3 critères :
  • l’espèce (différents bac )
  • la taille ( 1 à 5)
  • qualité (E extra; A beau poisson; B un peu abîmé)

Après cela les poissons sont classés par lots et enregistrés pour faciliter les enchères dont la vente sur internet et pour assurer la traçabilité.

Dans les bacs côte à côte nous avons vus: mulet, dorade royale, dorade grise, st-pierre,requin, raies, bar, bar tachetés, maigre, sar , rougets, orphie , lotte,...

Les enchères sont descendantes avec un prix de barrage ( prix minimum de retrait par l'organisation reproducteur)
Les mareyeurs assurent l’essentiel des achats et de grandes quantités, ils préparent le poisson en filet … avant de les revendre.
Des contrôles sanitaires sont effectués de la pêche à l'assiette.

Différents bateaux de pêche ou d'entretien sont dans le port: chalutier, navire hauturier, navire au cour-eaux , roto-dévaseur , de plongée,...

Le type de pêche et le fait « d'écouler tout en local , savoir ce que l'on fait et pourquoi on le fait »s'inscrit dans une démarche de développement durable.



La Mytiliculture et la baie de l'Aiguillon



L'estran est une zone découverte à marée basse est un sanctuaire pour les oiseaux et combine eau douce et eau salée. C'est une zone Natura2000 permettant de combiner aquaculture et préservation de l'environnement.
Il y a 10 000 T de moules produites sur la baie de l'Aiguillon sur 60 000 T en France.
75% de la production de moules est vendue en grandes surfaces.
 80% des larves de moules françaises sont produites dans la région
La moule de bouchot est produite dans la baie de l'Aiguillon et peut être produite sous Label Rouge. 
Ce label a été obtenu en 2015, elle doit avoir 27 à 28 % de taux de chair. Le prix moyen est de 4 € le kilos contre 3 € sans label.
Les producteurs locaux privilégient la vente en circuits courts.
Les mytiliculteurs ne sont pas propriétaires du terrain mais louent le terrain appelé concession à l'Etat. 
L'exploitation visité est en BIO et utilise des piquets de chêne français qui sont recyclés au bout de 5 ans en bois de chauffage et/ou piquets de clôture.
Des cordes en noix de coco sont tendues pour que les larves de moules s'y accrochent. 
Cette concession fait 10 kilomètres de long à raison d'un pieu par mètre.
La production est de 400 T par an. 
Pour monsieur Duriveaud la durabilité est "produire moins, pour produire mieux et vivre mieux"  



Les autruches


L’exploitation de Mme Durivaud est située à Marcilly (17). Il y a 140 à 150 autruches. Une autruche femelle pèse entre 90kg et 120kg et un mâle environ 150kg. Ils font de la vente directe, c’est une viande rouge, sans cholestérol et riche en protéine. Ils abattent 80 à 100 bêtes par ans, après l’abatage ils ne récupèrent que 40 kg de viande uniquement prises sur les cuisses. Une autruche à une vitesse de course de 70 km/h pour cela il leur faut un espace de 500 m ² par animal. La durée de vie d’une autruche est en moyenne de 35 ans, elles sont mises à la reproduction à l’âge de 3-4 ans. Pour la reproduction ils mettent un mâle pour deux femelles et elles font environ 60 œufs par saisons.
Les œufs sont mis au couvoir et les autruchons sont élevés soit pour la reproduction ou leur viande. Les autruches mangent : de l’herbe, du ray-grass, de la luzerne et des céréales protéinées. Elles mangent aussi des cailloux retrouvés dans le gésier et des coquilles d’huîtres pour la calcification des os.
Cet élevage répond à des attentes économiques et sociétales même s’il ne reste plus que 30 éleveurs d’autruche en France. Son objectif est de réduire le taux de mortalité chez les jeunes en améliorant leurs conditions d’élevage, en installant par exemple des planchers chauffants dans les bâtiments.

 

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